Notre lettre 1340 publiée le 9 mars 2026

LES PRÊTRES DIOCÉSAINS,

FANTASSINS DE LA RÉSISTANCE

À LA RÉVOLUTION LITURGIQUE

LES VEILLEURS POURSUIVENT
POUR LA 233ÈME SEMAINE
LEURS PRIÈRES POUR LA DÉFENSE
DE LA MESSE TRADITIONNELLE
DEVANT L'ARCHEVÊCHÉ DE PARIS
DU LUNDI AU VENDREDI
DE 13H À 13H30
10 RUE DU CLOÎTRE-NOTRE-DAME
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Chers Amis,

Il faut le redire avec force : Traditionis custodes visait à enrayer la croissance de la liturgie traditionnelle spécialement en l’interdisant aux prêtres diocésains, obligés à demander une permission à Rome (si du moins ils se croient tenus de respecter cette loi injuste) qui ne leur est jamais accordée.

Dans cette résistance à la révolution liturgique de la fin des années 60 et du début des années 70 du XXe siècle, ce qui se joue à la fin est le maintien ou la disparition de la liturgie tridentine dans le tissu paroissial et diocésain. Certes, loin de moi la pensée que les communautés traditionnelles, qui se sont constituées au cours de ce combat et pour le soutenir, la FSSPX et ses satellites en premier, les communautés Ecclesia Dei ensuite, sont de médiocre importance. Elles ont au contraire joué un rôle capital, et elles le joueront encore longtemps, au titre de suppléance, en drainant vers elles de nombreuses vocations qui sans la crise de l’Église eussent été diocésaines, et en assurant un service sacramentel à des fidèles laissés en déshérence. Mais elles ont à viser comme but le rétablissement de l’ordre liturgique dans le monde des diocèses et des paroisses, celui d’un culte souvent aujourd’hui relégué aux marges.

Il faut se souvenir qu’en France, lorsque la réforme est survenue, on était encore sous le régime du Code de Droit canonique de 1917 qui accordait l’inamovibilité aux curés de paroisse (principe qui disparaîtra de facto avec le Code de 1983). Sous cette protection, il n’était pas de diocèse sans un ou deux curés (quatre dans le diocèse de Montauban !), généralement ruraux, et de ce fait éloignés de l’administration épiscopale, qui conservaient la messe traditionnelle. Selon les cas, les évêques toléraient la situation ou, au contraire, exerçaient des pressions contre les récalcitrants, engageant parfois des actions canoniques jusqu’à la révocation, au risque de soulever les populations attachées à leurs pasteurs. S’en suivaient des recours ecclésiastiques administratifs auprès de la Congrégation pour le Clergé, avec des succès divers pour les curés et les évêques.

Emblématique fut le cas de l’abbé Louis Coache, canoniste, curé de Montjavoult, dans le diocèse de Beauvais. Conservant la messe ancienne, il remit en honneur les processions traditionnelles de la Fête-Dieu dans sa paroisse, au moment où elles disparaissaient à peu près partout. Un petit livret, qu’il rédigea avec le P. Noël Barbara en 1968, prêtre pied-noir du diocèse de Constantine, le Vade mecum du catholique fidèle, rappelant les points essentiels concernant la messe, le catéchisme, la morale, était signé par 400 prêtres français, ce qui le transforma en une sorte de guide pour trouver des paroisses où la messe tridentine était célébrée par des curés « réfractaires ».

Il faut ajouter la militance intense, durant ces années décisives pour la survie de la messe traditionnelle, d’autres prêtres issus du clergé diocésain, l’abbé Georges de Nantes, du diocèse de Grenoble, retiré à Saint-Parres-les-Vaudes, dans le diocèse de Troyes, le Père Maurice Avril, issu du clergé d’Oran, installé à Notre-Dame de Salérans, dans les Hautes-Alpes, l’abbé Henri Mouraux, prêtre du diocèse de Nancy.

Il faudrait parler également d’autres figures ecclésiastiques diocésaines, en Angleterre, en Allemagne, en Italie, tel don Francesco Maria Putti retiré à Velletri, dans les Castelli Romani (fondateur du bimensuel Si si no no), le très vigoureux abbé Yves Normandin, du diocèse de Montréal, et bien d’autres encore.

En dehors des paroisses où se célébrait toujours la messe tridentine, des chapelles non officielles furent organisées en maints endroits, les fameuses « messes dans des garages » du fait des sanctions prises par les évêques contre certains de ces prêtres obligés à quitter les églises dans lesquelles ils officiaient jusque-là. Le processus parisien, bien qu’exceptionnel par son importance, est tout à fait exemplaire de ce qui se produisit en bien des endroits. Mgr François Ducaud-Bourget, prêtre du diocèse de Paris, célébra à partir de 1969, une messe tridentine dominicale censément « privée », dans la vaste chapelle de l’hôpital Laënnec archi-comble, puis dans une chapelle de fortune installée rue de la Cossonnerie, près des Halles, et le dimanche, dans des salles de conférences louées pour l’occasion. Et pendant que Mgr Marcel Lefebvre organisait sa Fraternité, dont la croissance fuit puissamment stimulée par la suspense a divinis qui s’abattit sur lui en 1976, se déroula l’occupation de l’église Saint-Nicolas-du-Chardonnet, par Mgr Ducaud-Bourget, avec une petite cohorte de de prêtres diocésains sans emploi pour cause de crise et leurs fidèles. Le dimanche 26 février 1977, ils pénétrèrent dans l’église en expulsant le curé en titre et y restèrent, aucune des personnalités politiques de l’époque ayant à connaître de l’affaire n’ayant envie de mécontenter un électorat catholique qui était largement favorable au fait de laisser vivre et s’exprimer la tendance traditionaliste. (Une prise d’édifice se déroulera de même, 10 ans plus tard plus tard, dans le diocèse de Versailles, où à la fin de la messe du dimanche des Rameaux du 12 avril 1987, célébrée devant l’église paroissiale du Port-Marly barricadée pour empêcher qu’elle ne soit dite dans l’édifice, le mur de parpaings qui barrait l'entrée de l'église fut enfoncé avec madrier servant de bélier, sous les yeux de la police : https://www.youtube.com/watch?v=gIUrJp-IyUU).

Ces prêtres ont aujourd’hui ont des successeurs au sein d’une génération – fort maigre hélas – de vocations qui s’avancent vers les ordres sacrés. Ils sont parfaitement en phase avec ces jeunes catholiques « qui aiment la messe en latin » et plus généralement avec un catholicisme devenu – réduit à être, pourrait-on dire – identitaire. Les six diacres de la Communauté des Missionnaires de la Miséricorde, qui ont voulu rester dans cette communauté diocésaine de Fréjus-Toulon et qui attendent héroïquement depuis plusieurs années une ordination selon le rite traditionnel et une permission de pouvoir célébrer ensuite toute la liturgie traditionnelle, sont emblématiques de cette nouvelle et prometteuse génération.

C’est aussi pour tous ces prêtres que les veilleurs parisiens récitent le chapelet à Paris, 10 rue du Cloître-Notre-Dame, du lundi au vendredi, de 13h à 13h 30, à Saint-Georges de La Villette, 114 avenue Simon Bolivar, dans le XIXe, le mercredi et le vendredi à 17h, devant Notre-Dame du Travail, dans le XIVe, le dimanche à 18h 15.

En union de prière et d’amitié.

Christian Marquant

 

DIOCESAN PRIESTS

TRUE INFANTRY SOLDIERS OF THE RESISTANCE

AGAINST THE LITURGICAL REVOLUTION


233rd WEEK: THE SENTINELS CONTINUE THEIR PRAYERS
FOR THE DEFENSE OF THE TRADITIONAL MASS
IN FRONT OF THE ARCHDIOCESE OF PARIS
 

It must be stated unequivocally that Traditionis Custodes sought to curb the growth of the traditional liturgy, specifically by preventing diocesan priests from celebrating it, since they were forced to request permission from Rome (at least if they believed they were obligated to respect this unjust law), a permission which was never granted.

In this resistance to the liturgical revolution of the late 1960s and early 1970s, what was ultimately at stake was the preservation or disappearance of the Tridentine liturgy within the parish and diocesan fabric. Certainly, I am far from suggesting that the traditional communities that were formed since that time to support this struggle—first and foremost the SSPX and its affiliated organizations, and then the Ecclesia Dei communities—are of little importance. On the contrary, they have played a vital role, and will continue to do so for a long time, in a suppletive way, attracting numerous vocations that, were it not for the crisis in the Church, would have been diocesan, and providing sacramental services to the faithful who have been left without them. But their ultimate goal must be the restoration of liturgical order in dioceses and parishes, a form of worship often relegated to the fringes.

It is important to remember that in France, when the reform took place, the 1917 Code of Canon Law was still in force, which granted parish priests immovability (a principle that virtually disappeared with the 1983 Code). Under this protection, there was no diocese without one or two parish priests who preserved the traditional Mass (four in the Diocese of Montauban!), generally rural and therefore far removed from episcopal administration. Depending on the circumstances, bishops either tolerated it or, conversely, pressured recalcitrant priests, sometimes initiating canonical proceedings that might even lead to removal, at the risk of the upheaval of the local population devoted to their pastors. This might then be followed by administrative recourses to the Congregation for the Clergy, with varying degrees of success for both priests and bishops.

An emblematic case was that of Father Louis Coache, a canonist and parish priest of Montjavoult in the diocese of Beauvais. By preserving the ancient Mass, he revived the traditional Corpus Christi processions in his parish at a time when they were disappearing almost everywhere else. A small booklet, written in 1968 with Father Noël Barbara, a Pied-Noir priest from the Diocese of Constantine, entitled "A Vademecum for the Faitful Catholic" which recalled the essential points of the Mass, the Catechism, and morality, and was signed by 400 French priests, making it a kind of guide for finding parishes where the Tridentine Mass was celebrated by "refractory" priests.

During these decisive years for the survival of the traditional Latin Mass, one must add to that the strenuous militant commitment of other priests of the diocesan clergy: Father Georges de Nantes, from the Diocese of Grenoble, retired to Saint-Parres-les-Vaudes, in the Diocese of Troyes; Father Maurice Avril, from the clergy of Oran, based at Notre-Dame de Salérans, in the Hautes-Alpes; and Father Henri Mouraux, a priest from the Diocese of Nancy.

Also worth mentioning are other diocesan ecclesiastical figures in England, Germany, and Italy, such as Father Francesco Maria Putti, who retired to Velletri, in the Castelli Romani (founder of the bimonthly magazine “Si si no no”), the energetic Father Yves Normandin, of the Diocese of Montreal, and many others.

Beyond the parishes where the Tridentine Mass was still celebrated, unofficial chapels were organized in many places—the famous "garage Masses"—due to the sanctions imposed by bishops against some of these priests, who were forced to leave the churches where they had previously served. The Parisian case, although exceptional in its dimension, is a good example of what occurred in many other places. Monsignor François Ducaud-Bourget, a priest of the Diocese of Paris, began celebrating a supposedly "private" Sunday Tridentine Mass in 1969, first in the enormous and overcrowded chapel of the Laënnec Hospital, then in an improvised chapel set up on the Rue de la Cossonnerie, near Les Halles, and on Sundays in conference rooms rented for the occasion. And while Archbishop Marcel Lefebvre was organizing his Society, whose growth was greatly stimulated by his suspension a divinis in 1976, the occupation of the Church of Saint-Nicolas-du-Chardonnet took place, led by Monsignor Ducaud-Bourget, along with a small group of diocesan priests, now unemployed due to the crisis, together with their parishioners. On Sunday, February 26, 1977, they entered the church, expelled the parish priest, and remained there, as none of the political figures of the time who were aware of the events wished to displease the Catholic electorate that was largely in favour of allowing the traditionalist tendency to exist and be expressed. (A similar incident occurred ten years later in the Diocese of Versailles. There, at the end of Palm Sunday Mass on April 12, 1987, celebrated in front of the parish church of Port-Marly, which had been barricaded to prevent the celebration of Mass inside, the concrete wall blocking the church entrance was torn down with a wooden plank used as a battering ram, in full view of the police: https://www.youtube.com/watch?v=gIUrJp-IyUU).

These priests now have their successors in the present generation of vocations moving toward Holy Orders — unfortunately, in small number. They are perfectly in tune with the young Catholics “who love the Latin Mass” and, in general, with a Catholicism that has become—one might say, reduced to being—identitarian. The six deacons of the Missionaries of Mercy community, who chose to remain in this diocesan community of Fréjus-Toulon and who have been heroically awaiting ordination according to the traditional rite for several years, along with permission to celebrate the entire traditional liturgy, are a symbol of this new and promising generation.

It is also for all these priests that the participants in the Parisian vigils pray their rosary in Paris: at 10 rue du Cloître-Notre-Dame, Monday to Friday, from 1:00 to 1:30 p.m. in Saint-Georges de La Villette, at number 114 on Simón Bolívar Avenue, on Wednesdays and Fridays at 5:00 p.m.; and in front of Notre-Dame du Travail, on Sundays at 6:15 p.m.

 
 

SACERDOTI DIOCESANI

VERI SOLDATI DI FANTERIA NEL FRONTE DELLA RESISTENZA

ALLA RIVOLUZIONE LITURGICA


233ª SETTIMANA: LE SENTINELLE CONTINUANO LA LORO PREGHIERA
PER LA DIFESA DELLA MESSA TRADIZIONALE
DAVANTI ALL'ARCIDIOCESI DI PARIGI
 

Bisogna affermare inequivocabilmente che Traditionis Custodes cercò di frenare la crescita della liturgia tradizionale, in particolare proibendola ai sacerdoti diocesani, costretti a chiedere il permesso a Roma (almeno coloro che ritenevano di essere obbligati a rispettare questa legge ingiusta), permesso che non veniva concesso.

Nella resistenza alla rivoluzione liturgica della fine degli anni '60 e dei primi anni '70, ciò che era in gioco era in ultima analisi la conservazione o la scomparsa della liturgia tridentina all'interno del tessuto parrocchiale e diocesano. Certamente, sono ben lungi dal sostenere che siano di scarsa importanza le comunità tradizionali che si sono formate da allora per sostenere questa lotta – in primis la FSSPX e le sue organizzazioni affiliate, seguite dalle comunità Ecclesia Dei. Al contrario, hanno svolto un ruolo fondamentale, e continueranno a svolgerlo a lungo, in modo suppletivo, attraendo numerose vocazioni che, senza la crisi della Chiesa, sarebbero state diocesane, e offrendo servizi sacramentali ai fedeli rimasti sprovvisti da essi. Ma il loro obiettivo finale deve essere il ripristino dell'ordine liturgico nelle diocesi e nelle parrocchie, una forma di culto spesso relegata ai margini.

È importante ricordare che in Francia, al momento della riforma, era ancora in vigore il Codice di Diritto Canonico del 1917, che garantiva ai parroci l’inamovibilità (un principio praticamente scomparso con il Codice del 1983). Sotto questa protezione, non c'era diocesi che non avesse uno o due parroci (quattro nella diocesi di Montauban!) che preservavano la Messa tradizionale, generalmente rurali e quindi lontani dall'amministrazione episcopale. A seconda delle circostanze, i vescovi tolleravano la situazione o, al contrario, facevano pressione sui sacerdoti recalcitranti, talvolta avviando procedimenti canonici che potevano condurre all’allontanamento, a rischio di provocare la sollevazione della popolazione locale, che era devota ai propri pastori. Si seguivano poi ricorsi amministrativi alla Congregazione per il Clero, con vari gradi di successo sia per i sacerdoti che per i vescovi.

Fu emblematico il caso di Padre Louis Coache, canonista e parroco di Montjavoult, nella diocesi di Beauvais. Preservando l'antica Messa, fece rivivere le tradizionali processioni del Corpus Domini nella sua parrocchia, in un momento in cui stavano scomparendo quasi ovunque. Un piccolo opuscolo, scritto nel 1968 con Padre Noël Barbara, sacerdote Pied-Noir della diocesi di Constantine, intitolato "Vademecum del cattolico fedele", che richiamava i punti essenziali della Messa, del Catechismo e della morale, fu firmato da 400 sacerdoti francesi, costituendo una sorta di guida per trovare parrocchie in cui la Messa tridentina veniva celebrata da sacerdoti "refrattari".

A ciò si aggiunge, in questi anni decisivi per la sopravvivenza della Messa latina tradizionale, l'intenso militantismo di altri sacerdoti del clero diocesano: Padre Georges de Nantes, della diocesi di Grenoble, ritiratosi a Saint-Parres-les-Vaudes, nella diocesi di Troyes; Padre Maurice Avril, del clero di Orano, spostatosi a Notre-Dame de Salérans, nelle Alte Alpi; e Padre Henri Mouraux, sacerdote della diocesi di Nancy.

Degni di nota sono anche altre figure ecclesiastiche diocesane in Inghilterra, Germania e Italia, come Padre Francesco Maria Putti, ritiratosi a Velletri, nei Castelli Romani (fondatore della rivista bimestrale “Si si no no”), l'energico Padre Yves Normandin, della Diocesi di Montreal, e molti altri.

Oltre alle parrocchie in cui si celebrava ancora la Messa tridentina, in molti luoghi vennero organizzate cappelle non ufficiali – le famose "Messe nel garage" – a causa delle sanzioni imposte dai vescovi ad alcuni di questi sacerdoti, costretti ad abbandonare le chiese in cui avevano precedentemente prestato servizio. Il caso parigino, sebbene unico quanto alla sua portata, è un buon esempio di quanto è accaduto in molti altri luoghi. Monsignor François Ducaud-Bourget, sacerdote della diocesi di Parigi, iniziò a celebrare una messa tridentina domenicale presumibilmente "privata" nel 1969, prima nell'enorme e sovraffollata cappella dell'ospedale Laënnec, poi in una cappella improvvisata allestita in Rue de la Cossonnerie, vicino a Les Halles, e la domenica in sale di conferenze affittate per l'occasione. E mentre l'arcivescovo Marcel Lefebvre organizzava la sua Fraternità, la cui crescita fu notevolmente stimolata dalla sua sospensione a divinis nel 1976, ebbe luogo l'occupazione della chiesa di Saint-Nicolas-du-Chardonnet, guidata da monsignor Ducaud-Bourget, insieme a un piccolo gruppo di sacerdoti diocesani ormai disoccupati a causa della crisi, e ai loro parrocchiani. Domenica 26 febbraio 1977 entrarono in chiesa, espulsero il parroco e vi rimasero, poiché nessuna delle personalità politiche dell'epoca che erano a conoscenza dei fatti voleva scontentare l’elettorato cattolico, che era in gran parte favorevole a consentire l'esistenza e l'espressione della tendenza tradizionalista. (Un episodio simile accadde dieci anni dopo nella diocesi di Versailles, dove, al termine della Messa della Domenica delle Palme del 12 aprile 1987, celebrata davanti alla chiesa parrocchiale di Port-Marly, che era stata barricata per impedire la celebrazione della Messa all'interno, il muro di cemento che bloccava l'ingresso della chiesa fu abbattuto con una tavola di legno usata come ariete, sotto gli occhi della polizia: https://www.youtube.com/watch?v=gIUrJp-IyUU).

Questi sacerdoti hanno ora dei successori in una generazione – purtroppo ancora esigua – di vocazioni che si stanno avviando verso gli Ordini Sacri. Sono perfettamente in sintonia con questi i cattolici "che amano la Messa in latino" e, in generale, con un cattolicesimo che è diventato – si potrebbe dire, che è ridotto a essere – identitario. I sei diaconi della comunità dei Missionari della Misericordia, che hanno scelto di rimanere in questa comunità diocesana di Fréjus-Tolone e che da diversi anni attendono eroicamente l'ordinazione secondo il rito tradizionale, insieme al permesso di celebrare l'intera liturgia tradizionale, sono un simbolo di questa nuova e promettente generazione.

È anche per tutti questi sacerdoti che i partecipanti dellle vigilie parigine pregano il rosario a Parigi: al 10 di rue du Cloître-Notre-Dame, dal lunedì al venerdì, dalle 13:00 alle 13:30 a Saint-Georges de La Villette, al numero 114 di Avenue Simón Bolívar, il mercoledì e il venerdì alle 17:00; e davanti a Notre-Dame du Travail, la domenica alle 18:15.

 
 

SACERDOTES DIOCESANOS

SOLDADOS DA INFANTERÍA DE LA RESISTENCIA

A LA REVOLUCIÓN LITÚRGICA


SEMANA 233: LOS CENTINELAS CONTINÚAN SUS ORACIONES
EN DEFENSA DE LA MISA TRADICIONAL
DELANTE DE LA ARCHIDIÓCESIS DE PARÍS
 

Cabe señalar de modo rotundo que Traditionis Custodes pretendía frenar el crecimiento de la liturgia tradicional, prohibiendo su celebración de manera específica a los sacerdotes diocesanos, quienes se ven obligados a solicitar permiso a Roma (por lo menos, si creían estar obligados a respetar esta ley injusta), permiso que nunca les ha sido concedido.

En la resistencia a la revolución litúrgica de finales de los años sesenta y principios de los setenta, lo que en última instancia estaba en juego era la preservación o desaparición de la liturgia tridentina en el tejido parroquial y diocesano. Ciertamente, estoy lejos de sugerir que las comunidades tradicionales que se formaron durante esta lucha y para apoyarla —en primer lugar la FSSPX y sus organizaciones afiliadas, seguidas por las comunidades Ecclesia Dei— sean de poca importancia. Al contrario, han desempeñado un papel vital, y lo seguirán desempeñando durante mucho tiempo, de forma supletiva, atrayendo numerosas vocaciones que, de no ser por la crisis de la Iglesia, habrían sido diocesanas, y administrando los sacramentales a los fieles que se han quedado sin ellos. Pero su objetivo final debe ser la restauración del orden litúrgico en las diócesis y parroquias, una forma de culto a menudo relegada a los márgenes.

Es importante recordar que en Francia, cuando se llevó a cabo la reforma, aún estaba vigente el Código de Derecho Canónico de 1917, que otorgaba la inamovilidad a los párrocos (un principio que desapareció prácticamente con el Código de 1983). Bajo esta protección, no había diócesis sin uno o dos párrocos (¡cuatro en la diócesis de Montauban!), generalmente rurales y, por lo tanto, alejados de la administración episcopal, que preservaban la misa tradicional. Según las circunstancias, los obispos toleraban la situación o, por el contrario, presionaban a los sacerdotes recalcitrantes, a veces con procedimientos canónicos que incluían la destitución, con el riesgo de incitar a la población local fiel a sus pastores. A esto le seguían los recursos administrativos a la Congregación para el Clero, con distinto resultado tanto para los sacerdotes como para los obispos.

Fue emblemático el caso del padre Louis Coache, canonista y párroco de Montjavoult, en la diócesis de Beauvais. Preservó la misa antigua y resucitó las tradicionales procesiones del Corpus Christi en su parroquia, en un momento en que estaban desapareciendo en casi todas partes. Un pequeño folleto, escrito en 1968 junto con el padre Noël Barbara, sacerdote pied-noir de la diócesis de Constantino, titulado «El Vademécum del Católico Fiel», que recordaba los puntos esenciales de la misa, del catecismo y de la moral, fue firmado por 400 sacerdotes franceses, lo que lo convirtió en una especie de guía para encontrar parroquias donde la misa tridentina era celebrada por sacerdotes «refractarios».

A esto hay que añadir la intensa militancia, durante esos años decisivos para la supervivencia de la misa tradicional en latín, de otros sacerdotes del clero diocesano: el padre Georges de Nantes, de la diócesis de Grenoble, retirado en Saint-Parres-les-Vaudes, en la diócesis de Troyes; el padre Maurice Avril, del clero de Orán, establecido en Notre-Dame de Salérans, en los Altos Alpes; y el padre Henri Mouraux, sacerdote de la diócesis de Nancy.

Cabe mencionar también a otras figuras eclesiásticas diocesanas en Inglaterra, Alemania e Italia, como el padre Francesco Maria Putti, retirado en Velletri, en los Castelli Romani (fundador de la revista bimensual Si si no no), el enérgico padre Yves Normandin, de la diócesis de Montreal, y muchos otros.

Más allá de las parroquias donde aún se celebraba la misa tridentina, se organizaron capillas no oficiales en muchos lugares, las famosas «misas en garajes», debido a las sanciones impuestas por los obispos contra algunos de estos sacerdotes, obligados a abandonar las iglesias donde habían servido anteriormente. El proceso parisino, aunque excepcional en su escala, es un buen ejemplo de lo que ocurrió en muchos otros lugares. Monseñor François Ducaud-Bourget, sacerdote de la diócesis de París, celebró a partir de 1969 una misa tridentina dominical supuestamente «privada», en la enorme y abarrotada capilla del hospital de Laënnec, luego en una capilla improvisada instalada en la calle de la Cossonnerie, cerca de Les Halles, y los domingos, en salas de conferencias alquiladas para la ocasión. Y mientras el arzobispo Marcel Lefebvre organizaba su Fraternidad, cuyo crecimiento se vio fuertemente estimulado por la suspensión a divinis que le sobrevino en 1976, se produjo la ocupación de la iglesia de Saint-Nicolas-du-Chardonnet, encabezada por Mons. Ducaud-Bourget, junto con un pequeño grupo de sacerdotes diocesanos desempleados debido a la crisis, junto con sus feligreses. El domingo 26 de febrero de 1977, entraron en la iglesia, expulsaron al párroco y permanecieron allí, ya que ninguna de las figuras políticas de la época involucradas en el asunto deseaba desagradar a un electorado católico que estaba en su mayoría a favor de permitir que la tendencia tradicionalista existiera y se expresara. (Un incidente similar ocurrió diez años después en la diócesis de Versalles, donde, al final de la misa del Domingo de Ramos del 12 de abril de 1987, celebrada frente a la iglesia parroquial de Port-Marly, previamente parapetada para impedir la celebración de la misa en su interior, el muro de bloques de hormigón que bloqueaba la entrada de la iglesia fue embestido con una tabla de madera que se usó de ariete, ante la vista de la policía: https://www.youtube.com/watch?v=gIUrJp-IyUU).

Estos sacerdotes tienen ahora sucesores en una generación —por desgracia, muy pequeña— de vocaciones que avanzan hacia las órdenes sagradas. Están en perfecta sintonía con estos jóvenes católicos «que aman la misa en latín» y, en general, con un catolicismo que se ha vuelto —podría decirse, reducido a ser— identitario. Los seis diáconos de la comunidad de los Misioneros de la Misericordia, que decidieron permanecer en la comunidad diocesana de Fréjus-Toulon y que llevan varios años esperando heroicamente la ordenación según el rito tradicional, junto con el permiso para celebrar toda la liturgia tradicional, son un símbolo de esta nueva y prometedora generación.

También por todos estos sacerdotes rezan el rosario los participantes en la vigilias parisinas en París: delante de la sede al archidiócesis, en el número 10 de la rue du Cloître-Notre-Dame, de lunes a viernes, de 13 a 13:30 h; en Saint-Georges de La Villette, en el número 114 de la avenida Simón Bolívar, los miércoles y viernes a las 17 h; y frente a Notre-Dame du Travail, los domingos a las 18:15 h.

 

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