Notre lettre 1426 publiée le 13 octobre 2026
OUI OU NON ?
LES LIVRES LITURGIQUES D'AVANT LA REFORME DE 1969
EXPRIMENT-ILS LA LEX CREDENTI DE L'EGLISE ?
LES VEILLEURS POURSUIVENT
POUR LA 264ÈME SEMAINE
LEURS PRIÈRES POUR LA DÉFENSE
DE LA MESSE TRADITIONNELLE
DEVANT L'ARCHEVÊCHÉ DE PARIS
DU LUNDI AU VENDREDI
DE 13H À 13H30
10 RUE DU CLOÎTRE-NOTRE-DAME
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Chers Amis,
Le motu proprio Summorum Pontificum de Benoît XVI en son article 1 disait : « Le Missel romain promulgué par saint Pie V et réédité par le Bienheureux Jean XXIII doit être considéré comme expression extraordinaire de la même lex orandi de l’Église et être honoré en raison de son usage vénérable et antique. »
Au contraire, le motu proprio Traditionis custodes du pape François en son article 1, affirme : « Les livres liturgiques promulgués par les Saints Pontifes Paul VI et Jean-Paul II, conformément aux décrets du Concile Vatican II, sont la seule expression de la lex orandi du rite romain. »
Le nouveau Pontife romain, surtout après son récent voyage en France, sait assurément qu’il ne peut éviter de donner de l’espace à ce que l’on nomme – avec quelque exagération – « les forces vives de l’Église », autrement dit à l’ensemble des tendances catholiques qui aujourd’hui remplissent les églises de fidèles, notamment de jeunes, de familles nombreuses, qui produisent des vocations sacerdotales et religieuses, qui provoquent des conversions, en France, par exemple, la communauté de l’Emmanuel, la Communauté Saint-Martin, quelques monastères de religieux et religieuses contemplatifs florissants, et aussi, bien entendu, le monde des communautés traditionnelles.
Pour l’ensemble des fidèles et des prêtres de ces dernières, cela représenterait un desserrement du despotisme idéologique que fait peser sur eux la réforme et qui serait extrêmement bénéfique. Mais justement, le pape répugne à donner trop de liberté à ceux qui demandent la liberté de la liturgie traditionnelle et du catéchisme traditionnel, parce qu’il leur serait accordé ainsi une permission de catholicité liturgique et doctrinale d’avant.
Dans un article qui fit quelque bruit, « Projecting on the Pontiff: Pope Leo’s “Shift in Tone” », publié le 19 juillet 2025, quelques mois après l’élection du pape Léon, par Mike Lewis, le rédacteur en chef du site catholique bergoglien Where Peter Is, faisait l’analyse et la critique des interprétations des médias conservateurs concernant les premiers gestes du pape Léon XIV. Ceux-ci, selon lui, sur-analysaient et surinterprétaient comme une rupture avec son prédécesseur le camail et l’étole qu’il portait, ou encore ses éloges envers la liturgie orientale qui étaient lues par eux comme un message codé annonçant la fin des restrictions sur la messe traditionnelle en latin.
En fait, disait-il, « le contenu des déclarations [du pape Léon] impliquent fortement qu’il a l’intention de continuer sur le chemin du pape François de construire une Église synodale. Léon a indiqué que l’accord du Vatican avec la Chine sur la nomination des évêques se poursuivra. Il a également continué à promouvoir l’encyclique Laudato Si' de François et l’appel de son prédécesseur à prendre soin de la création. Léon s’est inspiré du message pastoral de l’exhortation de François Amoris Laetitia, qui a été très décrié par les critiques, en disant que promouvoir la rencontre avec Dieu "ne consiste pas à donner des réponses hâtives à des questions difficiles, mais à s’approcher des gens, à les écouter et à essayer de comprendre". » Sur son argument central, l'article affirmait que Léon XIV ne cherchait pas à modifier les orientations liturgiques actuelles de l'Église.
Certes, Mike Lewis prêchait ce disant pour sa paroisse. Mais Léon XIV, c’est un fait, est en charge de l’héritage de François. Cet héritage, conciliaire sur le fond, si l’on laisse de côté l’engagement écologique et la synodalité qui résiste à tout essai de définition précise, se résume à deux textes fondamentaux : Amoris lætitia qui bouleverse la morale du mariage, Traditionis custodes qui cantonne la liturgie traditionnelle.
Ces nœuds formés par le pape François ne sont-ils pas paradoxalement providentiels ? Il faut les trancher en un sens ou en un autre. Le pape a, comme tel, obligation de départager avec pleine autorité, au nom du Christ, sur toutes les questions controversées dans l’Église d’aujourd’hui, l’œcuménisme, le dialogue avec les religions non-chrétiennes, la morale familiale, et … la liturgie. Il a à distinguer non seulement ce qui est catholique de ce qui ne l’est pas, mais ceux qui sont catholiques de ceux qui disent l’être et ne le sont pas. Sinon, on continuera à ne pas savoir où est le dehors et où est le dedans d’une Église aujourd’hui submergée par une sorte de néo-catholicisme sans dogme pour le plus grand dommage, disons clairement la perte, de nombreuses âmes.
Ce n’est pas professer un optimisme béat, mais seulement faire acte obligatoire d’espérance, que d’affirmer que l’Église fondée par Jésus-Christ possède et délivre les paroles pour obtenir la vie éternelle par son magistère. Dans ce grand retour attendu de l’exercice magistériel, le problème extrêmement sensible et irritant qu’est la querelle liturgique pourrait jouer un rôle décisif. Concéder la liberté de la tradition liturgique et de tout ce qui va avec, serait faire un pas considérable. Il est donc non seulement du devoir, mais je dirais même de l’être du pape, de trancher le nœud liturgique et de répondre à la question : qui dit vrai de Summorum Pontificum ou de Traditionis custodes ? À ce jour, c’est l’affirmation suivante qui est enseignée dans l’Église : « Les livres liturgiques en vigueur avant la réforme de Paul VI n’expriment pas la lex orandi du Rite Romain. » Est-ce vrai ou est-ce faux ?
Interrogeons et prions sans relâche avec les veilleurs parisiens qui récitent le chapelet 10 rue du Cloître-Notre-Dame, du lundi au vendredi, de 13h à 13h 30, à Saint-Georges de La Villette, 114 avenue Simon Bolivar, dans le XIXe, le mercredi et le vendredi à 17h, devant Notre-Dame du Travail, dans le XIVe, le dimanche à 18h 15.
En union de prière et d’amitié.
Christian Marquant
YES OR NO:
Do the liturgical books prior to the reform
express the *lex orandi* or not?
264th WEEK: THE SENTINELS CONTINUE THEIR PRAYERSFOR THE DEFENSE OF THE TRADITIONAL MASS
IN FRONT OF THE ARCHDIOCESE OF PARIS

Benedict XVI’s *motu proprio* *Summorum Pontificum* stated in Article 1: "The Roman Missal promulgated by Saint Pius V and revised by Blessed John XXIII is nonetheless to be considered an extraordinary expression of the same lex orandi of the Church and duly honoured for its venerable and ancient usage."
Conversely, Pope Francis’s *motu proprio* *Traditionis custodes* asserts in Article 1: "The liturgical books promulgated by Saint Paul VI and Saint John Paul II, in conformity with the decrees of Vatican Council II, are the unique expression of the lex orandi of the Roman Rite."
The new Roman Pontiff—especially following his recent trip to France—undoubtedly knows he cannot avoid making room for those groups which are termed—with some exaggeration—"the living forces of the Church": that is, the array of Catholic movements that today still fill the churches, particularly with young people and large families, generate priestly and religious vocations, and spark conversions, such as, in France, the Emmanuel Community, the Community of St. Martin, various flourishing monasteries of contemplative religious, and, of course, the world of traditional communities.
For the faithful and priests belonging to these latter groups, this would entail some relief from the ideological despotism the reform imposes upon them, a change that would prove extremely beneficial. Yet the Pope remains reluctant to grant too much freedom to those seeking liberty for the traditional liturgy and catechism, as doing so would amount to granting them a stamp of legitimacy for a liturgical and doctrinal Catholicism of a bygone era.
In an article that caused quite a stir, titled "Projecting on the Pontiff: Pope Leo’s 'Shift in Tone'", and published on July 19, 2025, just months after Pope Leo’s election, Mike Lewis, editor-in-chief of the pro-Bergoglio Catholic site *Where Peter Is*, analyzed and criticized conservative media interpretations of Pope Leo XIV’s early gestures. According to Lewis, these outlets were overanalyzing and exaggerating the significance of elements such as the mozzetta and stole he wore, or his praise for Eastern liturgy, when they tried to view them as a coded message signalling the end of restrictions on the Traditional Latin Mass, thus interpreting them as a break with his predecessor.
In fact, he noted, "the content of [Pope Leo’s] statements clearly suggests that he intends to follow Pope Francis’s path in building a synodal Church. Leo indicated that he would continue the Vatican’s agreement with China regarding the appointment of bishops. Likewise, he has continued to promote Francis’s encyclical *Laudato si’* and his predecessor’s call to care for creation. Leo drew inspiration from the pastoral message of Francis’s exhortation *Amoris laetitia*—which had been heavily challenged by critics—by stating that fostering an encounter with God 'does not consist of giving hasty answers to difficult questions, but of drawing close to people, listening to them, and trying to understand them.'" Regarding his central argument, the article maintained that Leo XIV had no intention of altering the Church’s current liturgical guidelines.
Admittedly, when he made such claim, Mike Lewis was preaching to his own flock, so to speak. Yet it remains a fact that Leo XIV is upholding Francis’s legacy. This legacy—fundamentally conciliar in nature, if we set aside the ecological commitment and synodality (which defies any attempt of a precise categorization)—is summed up in two fundamental texts: *Amoris Laetitia*, which revolutionizes marital morality, and *Traditionis Custodes*, which puts aside the traditional liturgy.
Are these knots created by Pope Francis not, paradoxically, providential? They must be untied or cut, one way or the other. As Pope, he has the obligation to resolve with full authority—in the name of Christ—all the controversial issues which the Church faces today: ecumenism, dialogue with non-Christian religions, family morality, and... the liturgy. He must distinguish not only what is Catholic from what is not, but also those who are truly Catholic from those who claim to be so without actually being so. Otherwise, we will remain in the dark about what lies outside and what lies inside a Church currently immersed in a kind of dogma-free "neo-Catholicism"—to the grave detriment, or let us speak plainly, the loss, of countless souls.
To affirm that the Church founded by Jesus Christ possesses and communicates, through her Magisterium, the words necessary to attain eternal life is not an act of naive optimism, but simply an obligatory act of hope. In this much-awaited return to the exercise of the Magisterium, the—extremely sensitive and contentious—issue of the liturgical dispute could play a decisive role. Granting freedom to the liturgical tradition—and to all things that this entails—would represent a significant step forward. Therefore, untying the liturgical knot and answering the question "Who speaks the truth: *Summorum Pontificum* or *Traditionis custodes*?", is not merely a duty; I would argue it is part of the very essence of being Pope. As things stand, the Church teaches the following: "The liturgical books in force prior to the reform of Paul VI do not express the *lex orandi* of the Roman Rite." Is this true or false?
Let us keep raising such questions and praying ceaselessly alongside the Parisian "sentinels" who pray the Rosary at 10 Rue du Cloître-Notre-Dame (Monday through Friday, 1:00 p.m. to 1:30 p.m.); at Saint-Georges de La Villette, 114 Avenue Simon Bolivar (Wednesdays and Fridays at 5:00 p.m.); and in front of Notre-Dame du Travail (Sundays at 6:15 p.m.).
SÌ O NO ?
I libri liturgici precedenti alla riforma
esprimono la *lex orandi* o no?
264ª SETTIMANA: LE SENTINELLE CONTINUANO LA LORO PREGHIERAPER LA DIFESA DELLA MESSA TRADIZIONALE
DAVANTI ALL'ARCIDIOCESI DI PARIGI

Il *motu proprio* *Summorum Pontificum* di Benedetto XVI affermava nel suo primo articolo: « il Messale Romano promulgato da S. Pio V e nuovamente edito dal B. Giovanni XXIII deve venir considerato come espressione straordinaria della stessa “lex orandi” e deve essere tenuto nel debito onore per il suo uso venerabile e antico.»
Al contrario, il *motu proprio* *Traditionis custodes* di Papa Francesco afferma nel suo primo articolo: «I libri liturgici promulgati dai santi Pontefici Paolo VI e Giovanni Paolo II, in conformità ai decreti del Concilio Vaticano II, sono l’unica espressione della lex orandi del Rito Romano.»
Il nuovo Romano Pontefice, soprattutto dopo il suo recente viaggio in Francia, sa senza dubbio di non poter evitare di dare spazio a quelle che vengono chiamate – con una certa esagerazione – «le forze vitali della Chiesa». Ovvero, la varietà di movimenti cattolici che oggi riempiono le chiese di fedeli – soprattutto giovani e famiglie numerose – generano vocazioni sacerdotali e religiose e suscitano conversioni: in Francia, ad esempio, la Comunità di Emmanuel, la Comunità di San Martin, alcuni fiorenti monasteri di monaci e monache contemplativi e, naturalmente, il mondo delle comunità tradizionali.
Per i fedeli e i sacerdoti di queste ultime comunità, ciò implicherebbe un gradito sollievo dal dispotismo ideologico che la riforma esercita su di loro, il che sarebbe estremamente benefico. Tuttavia, il Papa è riluttante a concedere troppa libertà a coloro che rivendicano la libertà per la liturgia e il catechismo tradizionali, poiché ciò equivarrebbe a dare loro il permesso per una cattolicità liturgica e dottrinale da altri tempi. In un articolo che ha suscitato non poco scalpore, intitolato "Proiezioni sul Pontefice: il 'cambiamento di tono' di Papa Leone" e pubblicato il 19 luglio 2025, pochi mesi dopo l'elezione di Papa Leone, Mike Lewis, caporedattore del sito web cattolico filo-bergogliano *Where Peter Is*, ha analizzato e criticato le interpretazioni dei media conservatori riguardo alle prime azioni di Papa Leone XIV. Secondo Lewis, questi organi di stampa “hanno tratto conclusioni tropo spinte, vedendoci una sorta di rottura con il suo predecessore, all’esagerar l’interpretazione di elementi come la mozzetta e la stola che indossava, o il suo elogio della liturgia orientale, che hanno interpretato come un messaggio in codice che annunciava la fine delle restrizioni sulla tradizionale Messa in latino.”
In realtà, l'articolo osservava, "il contenuto delle dichiarazioni [di Papa Leone] suggerisce chiaramente che intende seguire sulla stessa direzione di Papa Francesco nella costruzione di una Chiesa sinodale. Leone ha indicato che continuerà l'accordo del Vaticano con la Cina sulla nomina dei vescovi. Ha anche continuato a promuovere l'enciclica di Francesco *Laudato si'* e l'appello del suo predecessore alla cura del creato. Leone si è ispirato al messaggio pastorale dell'esortazione di Francesco *Amoris Laetitia* – molto criticata da alcuni – quando ha affermato che promuovere un incontro con Dio 'non consiste nel dare risposte affrettate a domande difficili, ma nel tendere la mano alle persone, ascoltarle e cercare di comprenderle'". Per quanto riguarda la sua tesi centrale, l'articolo sosteneva che Leone XIV non intendeva modificare le attuali linee guida liturgiche della Chiesa.
Certamente, Mike Lewis, nell'affermare ciò, stava predicando a quelli che la pensano come lui, per così dire. Ma è un dato di fatto che Leone XIV si è preso l’incarico di curare l'eredità di Francesco. Questa eredità, fondamentalmente conciliare per sua natura – se mettiamo da parte l'impegno ecologico e la sinodalità, che sfuggono a qualsiasi tentativo di definizione precisa – si riassume in due testi chiave: *Amoris Laetitia*, che rivoluziona la morale matrimoniale, e *Traditionis Custodes*, che mette da parte la liturgia tradizionale.
Ma, paradossalmente, questi nodi creati da Papa Francesco non saranno forse provvidenziali? Infatti, essi dovranno essere sciolti o tagliati in un modo o nell'altro. Il Papa, in quanto tale, ha l'obbligo di risolvere con piena autorità – nel nome di Cristo – tutte le questioni controverse della Chiesa di oggi: ecumenismo, dialogo con le religioni non cristiane, morale familiare e… la liturgia. Egli deve distinguere non solo ciò che è cattolico da ciò che non lo è, ma anche coloro che sono cattolici da coloro che si professano tali senza esserlo veramente. Altrimenti, rimarrà poco chiaro cosa sia dentro o fuori in una Chiesa ormai immersa in una sorta di neocattolicesimo privo di dogma, con grave danno, o per dirlo senza mezzi termini, con la perdita di tantissime anime.
Affermare che la Chiesa fondata da Gesù Cristo possiede e comunica, attraverso il suo Magistero, le parole di cui abbiamo bisogno per raggiungere la vita eterna non significa professare un ingenuo ottimismo, ma semplicemente compiere un atto di speranza imprescindibile. In questo grande e atteso ritorno dell'esercizio del Magistero, la questione estremamente delicata e controversa della disputa liturgica potrebbe svolgere un ruolo decisivo. Concedere libertà alla tradizione liturgica e a tutto ciò che essa comporta sarebbe un passo considerevole. Pertanto, non è solo un dovere, ma direi che fa parte dell'essenza stessa dell'essere Papa, sciogliere il nodo liturgico e rispondere alla domanda: chi dice la verità, il *Summorum Pontificum* o la *Traditionis custodes*? Attualmente, la Chiesa insegna quanto segue: «I libri liturgici in vigore prima della riforma di Paolo VI non esprimono la *lex orandi* del Rito Romano». Ciò è vero o falso?
Persistiamo nel sollevare queste questioni e a pregare instancabilmente insieme alle “sentinelle” parigine che recitano il rosario al 10 di rue du Cloître-Notre-Dame (dal lunedì al venerdì, dalle 13:00 alle 13:30), a Saint-Georges de La Villette, al 114 di avenue Simon Bolivar, il mercoledì e il venerdì alle 17:00; e di fronte a Notre-Dame du Travail, la domenica alle 18:15.
SÍ O NO
¿Los libros litúrgicos anteriores a la reforma
expresan o no la lex orandi?
EN DEFENSA DE LA MISA TRADICIONAL
DELANTE DE LA ARCHIDIÓCESIS DE PARÍS

El motu proprio Summorum Pontificum de Benedicto XVI decía en su artículo 1: «el Misal Romano promulgado por san Pío V, y nuevamente por el beato Juan XXIII, debe considerarse como expresión extraordinaria de la misma lex orandi y gozar del respeto debido por su uso venerable y antiguo».
Por el contrario, el motu proprio Traditionis custodes del Papa Francisco afirma en su artículo 1: «Los libros litúrgicos promulgados por los santos Pontífices Pablo VI y Juan Pablo II, en conformidad con los decretos del Concilio Vaticano II, son la única expresión de la lex orandi del Rito Romano».
El nuevo Pontífice romano, sobre todo tras su reciente viaje a Francia, sabe sin duda que no puede evitar dar espacio a lo que se denomina —con cierta exageración— «las fuerzas vivas de la Iglesia»; es decir, al conjunto de tendencias católicas que hoy son las que llenan las iglesias de fieles —especialmente jóvenes y familias numerosas—, generan vocaciones sacerdotales y religiosas y motivan conversiones: en Francia, por ejemplo, la Comunidad del Emmanuel, la Comunidad de San Martín, algunos monasterios florecientes de religiosos y religiosas contemplativos y también, por supuesto, el mundo de las comunidades tradicionales.
Para el conjunto de los fieles y sacerdotes de estas últimas, ello supondría un alivio respecto del despotismo ideológico que la reforma ejerce sobre ellos, lo cual resultaría extremadamente beneficioso. Sin embargo, el Papa se muestra reticente a conceder demasiada libertad a quienes piden libertad para la liturgia y el catecismo tradicionales, pues ello equivaldría a otorgarles un permiso de catolicidad litúrgica y doctrinal propia de tiempos pasados. En un artículo que causó cierto revuelo, titulado «Projecting on the Pontiff: Pope Leo’s “Shift in Tone”» y publicado el 19 de julio de 2025 —pocos meses después de la elección del papa León—, Mike Lewis, redactor jefe del sitio católico bergogliano Where Peter Is, analizaba y criticaba las interpretaciones de los medios conservadores sobre los primeros gestos del papa León XIV. Según Lewis, dichos medios analizaban e interpretaban exageradamente —como una ruptura con su predecesor— elementos como la muceta y la estola que vestía, o sus elogios a la liturgia oriental, que leían como un mensaje cifrado anunciando el fin de las restricciones a la misa tradicional en latín.
De hecho, señalaba, «el contenido de las declaraciones [del papa León] sugiere claramente que tiene la intención de seguir la senda del papa Francisco en la construcción de una Iglesia sinodal. León indicó que continuará el acuerdo del Vaticano con China sobre el nombramiento de obispos. Asimismo, ha seguido promoviendo la encíclica Laudato si’ de Francisco y el llamamiento de su predecesor a cuidar la creación. León se inspiró en el mensaje pastoral de la exhortación Amoris laetitia de Francisco —muy cuestionada por los críticos— al afirmar que promover el encuentro con Dios “no consiste en dar respuestas precipitadas a preguntas difíciles, sino en acercarse a las personas, escucharlas e intentar comprenderlas”». En cuanto a su argumento central, el artículo sostenía que León XIV no pretendía modificar las orientaciones litúrgicas actuales de la Iglesia.
Ciertamente, Mike Lewis lleva el agua para su molino. Pero es un hecho que León XIV está al frente del legado de Francisco. Este legado, de carácter conciliar en el fondo —si dejamos de lado el compromiso ecológico y la sinodalidad, que se resiste a cualquier intento de definición precisa—, se resume en dos textos fundamentales: Amoris laetitia, que revoluciona la moral matrimonial, y Traditionis custodes, que relega la liturgia tradicional a un segundo plano.
¿Acaso estos nudos creados por el papa Francisco no son, paradójicamente, providenciales? Es preciso desatarlos o cortarlos en un sentido u otro. El Papa tiene, en su calidad de tal, la obligación de dirimir con plena autoridad —en nombre de Cristo— todas las cuestiones controvertidas en la Iglesia actual: el ecumenismo, el diálogo con las religiones no cristianas, la moral familiar y... la liturgia. Debe distinguir no solo lo que es católico de lo que no lo es, sino también a quienes son católicos de quienes dicen serlo sin serlo realmente. De lo contrario, se seguirá sin saber qué queda fuera y qué dentro de una Iglesia hoy sumergida en una especie de neocatolicismo sin dogma, con grave perjuicio, o digámoslo claramente, con la pérdida de numerosas almas.
Afirmar que la Iglesia fundada por Jesucristo posee y comunica, a través de su magisterio, las palabras para alcanzar la vida eterna no es profesar un optimismo ingenuo, sino simplemente realizar un acto de esperanza obligatorio. En este gran retorno esperado del ejercicio magisterial, la cuestión —extremadamente sensible y conflictiva— de la disputa litúrgica podría desempeñar un papel decisivo. Conceder libertad a la tradición litúrgica y a todo lo que ello conlleva supondría dar un paso considerable. Por tanto, no solo es un deber, sino que diría que forma parte de la propia esencia de ser Papa, desatar el nudo litúrgico y responder a la pregunta: ¿quién dice la verdad, Summorum Pontificum o Traditionis custodes? Hoy, en la Iglesia se enseña lo siguiente: «Los libros litúrgicos vigentes antes de la reforma de Pablo VI no expresan la lex orandi del rito romano». ¿Es esto verdadero o falso?
Interroguemos y recemos sin descanso junto a los «centinelas» parisinos que rezan el rosario en el número 10 de la rue du Cloître-Notre-Dame (de lunes a viernes, de 13:00 a 13:30 h); en Saint-Georges de La Villette, 114 avenue Simon Bolivar, los miércoles y viernes, a las 17:00 h; y frente a Notre-Dame du Travail, los domingos a las 18:15 h.



