Notre lettre 691 bis publiée le 18 avril 2019

CE N'EST PAS NOTRE-DAME QUI BRÛLE , MAIS PLUTÔT L'EGLISE CATHOLIQUE



Devant l'horreur de voir la cathédrale Notre-Dame de Paris dévorée par les flammes, un signe d'espoir émerge : un groupe de jeunes catholiques qui prient devant le drame en récitant le chapelet à genoux...




L'incendie qui a détruit la toiture de la cathédrale de Paris est une image presque parfaite de l'état de l'Église en France et en Occident. Après le Concile Vatican II, une grande partie des évêques et des prêtres ont trahi leur mission. Ils auraient dû livrer  à leurs ouailles ce qu'ils avaient reçu : un trésor inestimable ; la plus grande histoire d'amour que le monde ait jamais connue et entendue. Au lieu de cela, beaucoup se sont donnés pour mission de détruire ce qu'ils pouvaient et de cacher le reste de ce trésor au plus grand nombre de catholiques.


Aux fidèles qui attendaient la vérité, ils ne leur ont donné que des demi-vérités, rien de plus qu'un cadeau empoisonné. Ce n’est pas l'Église qui a changé le monde, l'un des trois ennemis de notre âme (notre chair blessée par le péché, le monde et le démon), mais c’est le monde qui a changé l'Église, la déformant. Beaucoup de fidèles ont cessé alors de l’être car le nouveau salut est devenu aussi facile que le péché. D'autres ont continué à être "fidèles" mais d'une autre "foi" et non pas de ce qui avait été préservé religieusement pendant vingt siècles après que Jésus-Christ, Dieu qui est devenu homme, ait lui-même dit que sans cette Foi personne ne pourrait être sauvé. Or, le but de notre existence est le salut de notre âme, en  restant pour toujours en présence de Dieu, notre Créateur et Rédempteur. C’est-à-dire le vrai bonheur, et non pas quelque mirage que le monde peut nous promettre.


Les portes ayant été grandes ouvertes sur le monde, la folie de mai de 68 a déferlé dans l’Eglise et provoqué beaucoup de dégâts, comme vient de le rappeler le pape émérite Benoît XVI. L’homosexualité" et la débauche sexuelle font partie de la vie « ordinaire » de trop de clercs qui devraient pourtant vivre comme des anges. Insatisfaits de leur propre corruption, ils corrompent les plus faibles, ceux qui ne peuvent pas se défendre. Le scandale des abus sexuels au cours des dernières décennies a été l’un des plus grands contre-témoignage que le clergé puisse donner, après celui bien plus grave encore de ne pas enseigner ou de falsifier la foi catholique. Les adolescents devraient regarder un prêtre et voir un homme, un exemple à suivre, pas un lâche prêt à profiter de son corps pour avoir un plaisir éphémère qui se traduira par une éternité en souffrances indicibles. Et tous, jeunes et vieux, devraient le voir comme un pasteur qui enseigne la vérité et pas comme loup qui leur ravit la foi.


Aujourd'hui, de nombreux diocèses et de nombreuses paroisses continuent à être guidés par des personnes ayant la honte (et même la haine) du passé de l'Église. Beaucoup d'entre eux parlent d'histoire comme si l'église avait réellement commencé il y a 60 ans, et d’affirmer qu’avant cela, l’Eglise n’était qu’une bande d’imbéciles de nigauds ou de malfaiteurs. Certains le font par ignorance, d'autres par méchanceté.


Mais l'Église ne leur appartient pas, car elle est d’abord l’Eglise de Jésus-Christ. Nous voyons donc des jeunes comme ceux qui ont prié le chapelet devant la basilique en flamme - pleins de foi, d’espérance et de charité - tandis que le feu du mal semblait gagner. Ils sont l’image de jeunes chez vous en France mais aussi chez nous au Portugal et partout dans la vielle Europe que beaucoup d’évêques et de prêtres considèrent comme traditionalistes, fondamentalistes et extrémistes. Ces mauvais pasteurs construisent des murs pour s'éloigner d'eux, tout en construisant des ponts avec les ennemis de l'Église, avec ceux qui veulent les détruire. À ces derniers tout est permis, aux premiers tout est interdit. Aux derniers tout est accordé, aux premiers tout est refusé. Ils leur ferment leurs portes, ils refusent de les recevoir, ils trahissent la culture du dialogue qu’ils ont répandue à tue-tête devant un microphone.


L'église est en feu. Elle brûle comme a brûlé lundi Notre-Dame. Nous sommes beaucoup moins nombreux que nous l’étions. Les fidèles sont beaucoup plus ignorants de la foi: partout se répand une apostasie silencieuse. Les esprits sont confus. Rien n'est certain, rien n'est garanti. Une chose qui est vraie aujourd'hui sera peut-être un mensonge demain. Une Église sans foi ne peut pas avoir la charité, personne ne peut aimer ce qu’il ne connait pas.


Mais devant les flammes qui semblent tout détruire, voici un signe d’espoir : une nouvelle génération qui veut prendre les choses au sérieux. Cette génération veut apprendre ce que l'Église a toujours dit être capable d'enseigner au monde, de concourir à sauver le monde et à faire connaitre les moyens pour ne pas se perdre au milieu des ténèbres. Ce « petit troupeau » sera prêt à donner la vie pour que l'Église soit ce qu'elle a toujours été. Dieu le veut !


 https://senzapagare.blogspot.com/2019/04/nao-e-notre-dame-que-arde-e-igreja.html  


Message d’Espérance et de Foi éternelle

de Mgr AUPETIT archevêque de Paris


Chers amis, devant le spectacle hallucinant de la cathédrale Notre Dame de Paris dévastée (la Capitale de la Prière!) nous sommes attristés et troublés par un tel  drame. Un peu anéantis aussi . La période est douloureuse et les signes des temps peuvent nous inquiéter.

Plus que jamais tournons nous vers le Seigneur-Messie Sauveur! La Semaine Sainte prend une tournure spirituelle non prévue. Nous pensions " fêter Pâques" comme tous les ans. Et nous voilà à devoir nous unir au Vendredi Saint du Christ et aux tourments de la Tres Sainte Vierge Marie ( dont le sanctuaire est détruit ce soir).

"ESPÉRANCE! ESPÉRANCE TOUJOURS! ÉSPÉRANCE QUAND MÊME ! ( comme le disait le regretté Abbé Montarien).

Chers amis qui, ce soir, êtes éprouvés comme moi La Semaine Sainte nous fait relire cette phrase du Christ ( à propos de Jérusalem) : " détruisez ce Temple et je le reconstruirai".

Nous Croyons en la Résurrection : notre FOI nous redit la victoire du Bien sur le Mal, la victoire de la Lumière sur les ténèbres : la victoire de Dieu sur l'ennemi de Dieu.

Que notre prière, que notre conversion, que notre amour GAGNENT cette semaine. Que notre fin de Carême soit beau, généreux et sanctifiant.

" courage, j'ai vaincu le monde" ( Jean, 13, 33)

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