Décembre 2009 - Agenda Benoît XVI 2010
Interview de Christian Marquant pour l'Agenda Benoît XVI 2010 paru aux Editions Terra Mare en décembre 2009
"Depuis quarante ans, nous nous étions presque habitués à ce que les paroles que nous proclamions soient d'un rapport parfois assez lointain avec la réalité des hommes et de l'Église... bien loin en effet de ce discours de l'incantatoire venu du politique ou du commercial, qui s'était ainsi répandu en un demi-siècle au monde ecclésial et l'avait investi presque entièrement.
L'élection de Benoît XVI à la tête de l'Église révéla au monde un aspect apparemment incongru : ce pape, professeur, théologien et philosophe, est aussi étranger aux "paroles verbales" - ces paroles dénuées de sens que l'on nomme aussi "langue de bois" ou "langue de buis" - que le feu l'est à l'eau, ou le bon au mauvais. Car, pour le Saint-Père, la Vérité doit être claire et reprendre la formule scolastique de l'Adequatio rei et intellectus, que nous traduirons par "l'obligation qu'ont les choses à se conformer au réel"
De ce fait pour lui, il importe qu'un chat soit un chat, le péché le péché, la réconciliation la réconciliation, et la charité la charité. Rien de plus normal donc pour la pape, c'est-à-dire le père de tous les chrétiens, d'œuvrer en priorité, avec amour et efficacité, au rétablissement d'une unité plus parfaite entre les chrétiens dans le cadre de l'unique Église du Christ, qu'ils soient chinois, orthodoxes, anglicans, ou soupçonnés de "traditionalisme".
Par le mystère du christianisme, les torrents de grâces qui découleront de cette unité retrouvée dépendent de notre collaboration à l'œuvre ecclésiale. Et, pour reprendre la célèbre devise de sainte Jeanne d'Arc, "les hommes d'armes batailleront mais Dieu donnera la victoire". Le Saint-Père nous montre à tous, pasteurs et fidèles, le chemin à suivre : celui de la réconciliation fraternelle, même si les réconciliations sont toujours des remises en cause difficiles, car en leurs moments de folie les hommes ont toujours aimé, souvent par désespérance, pratiquer la politique de la terre brûlée. Mais rien n'est impossible à Dieu ! Voilà ce à quoi nous devons nous consacrer, pour l'Eglise, pour le pape, pour nos familles et aussi pour le monde devant lequel nous témoignons de Jésus-Christ ressuscité".
L'élection de Benoît XVI à la tête de l'Église révéla au monde un aspect apparemment incongru : ce pape, professeur, théologien et philosophe, est aussi étranger aux "paroles verbales" - ces paroles dénuées de sens que l'on nomme aussi "langue de bois" ou "langue de buis" - que le feu l'est à l'eau, ou le bon au mauvais. Car, pour le Saint-Père, la Vérité doit être claire et reprendre la formule scolastique de l'Adequatio rei et intellectus, que nous traduirons par "l'obligation qu'ont les choses à se conformer au réel"
De ce fait pour lui, il importe qu'un chat soit un chat, le péché le péché, la réconciliation la réconciliation, et la charité la charité. Rien de plus normal donc pour la pape, c'est-à-dire le père de tous les chrétiens, d'œuvrer en priorité, avec amour et efficacité, au rétablissement d'une unité plus parfaite entre les chrétiens dans le cadre de l'unique Église du Christ, qu'ils soient chinois, orthodoxes, anglicans, ou soupçonnés de "traditionalisme".
Par le mystère du christianisme, les torrents de grâces qui découleront de cette unité retrouvée dépendent de notre collaboration à l'œuvre ecclésiale. Et, pour reprendre la célèbre devise de sainte Jeanne d'Arc, "les hommes d'armes batailleront mais Dieu donnera la victoire". Le Saint-Père nous montre à tous, pasteurs et fidèles, le chemin à suivre : celui de la réconciliation fraternelle, même si les réconciliations sont toujours des remises en cause difficiles, car en leurs moments de folie les hommes ont toujours aimé, souvent par désespérance, pratiquer la politique de la terre brûlée. Mais rien n'est impossible à Dieu ! Voilà ce à quoi nous devons nous consacrer, pour l'Eglise, pour le pape, pour nos familles et aussi pour le monde devant lequel nous témoignons de Jésus-Christ ressuscité".




