Notre lettre 1249 publiée le 12 août 2025
CLOCHEMERLE A PLOUGASNOU
OU LE DIOCESE DE QUIMPER
PRIS QUI CROYAIT PRENDRE
Depuis quelques mois, le diocèse de Quimper feint avoir découvert la présence d'une communauté de moines et de moniales brésiliens non una cum (sédévacantistes) à Plougasnou, près de Morlaix, où ils sont installés depuis quatre ans chez un particulier disposant d'une chapelle. Après une monition quelque peu pathétique, le curé de Morlaix a carrément déposé plainte, suite à une messe (traditionnelle) organisée par lesdits moines dans l'église de Plougasnou le 5 juillet. Cependant, les autorités n'ont rien à leur reprocher, et l'impuissance étalée par l'épiscope quimpérois amuse beaucoup dans le Trégor rouge, à l'autre bout de son diocèse...
Il fut une époque, Mgr Dognin s'occupait de la pastorale des migrants à la CEF, et tressait des lauriers à l'accueil inconditionnel des étrangers. Il a continué à son arrivée dans le diocèse de Quimper en 2019, tant et si bien que ses propres fidèles s'en sont étonnés, et l'ont interpellé :
« De 2012 à 2014, Monseigneur Dognin est membre de la Commission épiscopale pour la Mission universelle de l’Église. Responsable du Service national de la pastorale des migrants et des personnes itinérantes (SNPMPI). À ce titre, il participe, aux côtés de dix-huit organisations chrétiennes, à la rédaction d’une brochure consacrée à une réflexion chrétienne sur l’accueil des migrants : « À la rencontre du frère venu d’ailleurs ».
Il est louable de vous investir dans les travaux que vous confient vos supérieurs. Mais… et nous ? Quel est votre plan Monseigneur pour redresser la barre de notre navire de granit breton qui sombre dans les flots tumultueux d’un monde sans Dieu, sans loi, sans devoirs ? Et qui dit sans devoir dit sans droit, y compris pour vos malheureux migrants. Êtes-vous l’envoyé du Christ, de l’Église, du Pape ? Ou l’envoyé de l’association Welcome, de la Ligue des Droits de l’Homme ou de l’Association brestoise pour l’alphabétisation et l’apprentissage du français pour les étrangers ? »
Mais il y a migrants et migrants. Mgr Dognin préfère visiblement les migrants qui ne lui font pas concurrence. Et c'est ainsi qu'il a laissé à la postérité, le 7 avril dernier, cet avertissement bien pitoyable : « Je vous informe qu’une communauté composée de plusieurs hommes et femmes, qui se présentent comme moines et moniales carmes brésiliens, actuellement accueillis par un particulier dans la commune de Plougasnou, ne dépendent aucunement du diocèse de Quimper et Léon, ni d’une Congrégation religieuse reconnue par l’Église Catholique Romaine. Aucune mission ne leur a été confiée et ils se sont installés dans le Finistère sans demander mon accord comme cela est requis par le droit de l’Église. Le responsable de ces communautés est Monsieur Christian Augusto Spinola Montandon, qui se présente sous le nom de « père Jacques de Saint Joseph ». Pas très œcuménique tout ça.
Une communauté hors des cadres officiels s’installe en Bretagne, terre d’asile?
Riposte Catholique retrace l'historique de cette communauté, fait par un liseur du Forum Catholique :
« Le père Jacques de Saint-Joseph, Cristiano Spinola Montandon de son nom d’état civil vient du diocèse d’Aparecida Paulista au Brésil. Comme le rappelle un liseur du Forum Catholique, », il y a été incardiné en 2001 venant d’un autre diocèse (Aparecida?) pour faire une expérience érémitique; en 2010 il annonce ériger une communauté carmélite suivant le rite d’avant 1969, à savoir les Ermites de la Ste Vierge du Mont Carmel, communauté qui ne semble pas avoir été érigée canoniquement.
En 2012 il est viré du diocèse par l’évêque, qui allègue des « irrégularités » dans sa communauté et une « désobéissance » dans une lettre ouverte à ses fidèles. Il explique aussi que le père Tiago a été « incardiné pour mener une expérience érémitique, pas pour ériger une communauté ou faire de l’apostolat ».
Plusieurs blogs abordent la question, et signalent qu’ils « collectent des fonds pour un monastère (Associao Montenedora di Mosteiro St Elias, Atibaia), sans statuts canonique ni possibilité pour le faire. D’autres posts mentionnent des rites curieux, notamment liés à « une eau qu’ils ont sur place, et qu’ils vendent à leurs fidèles, en alléguant que s’ils la consomment, ils mangent le corps du Christ » (cf. un blogue portugais qui s’est penché sur la question).
Ils vont ensuite dans le diocèse de Ciudad del Este dont le vicaire général est alors le père Urritigoity, ex-proche de Mgr Williamson. En juin 2019 le nouvel évêque interdit de sacrement le père Jacques de St Joseph, « dans le civil Christian Spinola Montandon [qui] n’a pas présenté les certificats de son diocèse au Brésil.
« Le père Tiago et ses frères passent en France, où ils sont déjà venus plusieurs fois dans des déplacements liés à la « Résistance », dans la mouvance Williamson. Depuis 2019 ils ont circulé un peu partout (Calvados, Hautes-Pyrénées, Indre, Haute-Loire, Savoie, Var), en essayant soit de s’agréger à des communautés existantes, soit de se faire accueillir dans un diocèse. Ils ont quitté précipitamment au moins un diocèse, lorsque leur situation irrégulière (vis à vis de la législation sur l’entrée et le séjour des étrangers) a été connue ».
Néanmoins à partir de 2021 ils se fixent dans le giron de la paroisse sédévacantiste de Rennes, dont les prêtres desservent aussi Lorient, Abbaretz, Tours, Loches et Chambéry, et finissent par être accueillis contre l'entretien du domaine par les propriétaires du château de Plougasnou près de Morlaix. Le père Jacques de Saint-Joseph commence à donner des conférences à la paroisse sédévacantiste de Rennes, sa communauté se fixe et devient un point d'appui supplémentaire du mouvement sédévacantiste bien implanté en Bretagne, quoique divisé en diverses tendances (survivantistes dans le Kreiz Breizh, l'abbé Grossin à Bourbriac, l'ex paroisse de l'abbé Guépin à Nantes, Treillières, la Baule et Montauban de Bretagne, le groupe de Rennes et ses dessertes, etc.)
Bref, la Bretagne, ça les a gagnés. Et fixés.
Sauf que cette communauté a aussi bénéficié d'un coup de pouce inespéré de la part du diocèse, qui a chassé la FSSP de Quimper, et de Saint-Sève près de Morlaix, pour ne maintenir que les messes dominicales, célébrées cahin-caha par des prêtres débordés – Mgr Dognin a laissé les fidèles du nord du diocèse, et les vacanciers sans messes et sans sacrements. Que les moines brésiliens célèbrent tous les jours, comme la FSSPX d'ailleurs installée près de Morlaix. C'est ça, ou faire la route jusqu'à Saint-Brieuc.
Le crime : une messe (traditionnelle) dans l'église de Plougasnou !
Le 5 juillet, les moines brésiliens prennent possession de l'église de Plougasnou et y célèbrent une messe. En rite traditionnel carmélite. C'est l'occasion pour le diocèse de lancer feu et foudre sur les impétrants, et la presse locale – Ouest-France en tête qui se rappelle parfois ses origines démocrates-chrétiennes – de lancer l'hallali.
C'est que « le 5 juillet 2025, il a tenu une cérémonie dans l’église Saint-Pierre de Plougasnou, ce dont il n’a normalement pas l’autorisation. L’évêque explique : « Aucune mission ne leur a été confiée et ils se sont installés dans le Finistère sans demander mon accord comme cela est requis par le droit de l’Église. [...] Les membres de cette communauté n’ont donc pas l’autorisation de célébrer dans les églises et les chapelles affectées au culte catholique. »
Jean-Michel Moysan, curé de la paroisse Sant-Yves en pays de Morlaix, indique qu’il va « porter plainte. Le droit civil dit que le curé est l’affectataire du lieu, et donc le responsable de ce qui s’y fait. Là, le lieu a été occupé sans mon accord », insiste-t-il ».
Horresco referens ! Ils ont célébré une messe, voilà ce que leurs reprochent les autorités ecclésiastiques ''légales'' dont les églises sont vides.
Le curé de Morlaix s'est même rappelé qu'il est l'affectataire légal, ce que beaucoup de prêtres oublient quand une mairie ou une association culturelle fait le forcing pour organiser une exposition ou un concert qui n'a pas lieu d'être dans un lieu de culte.
Ouest-France précise que « environ sept frères et six sœurs, de différentes nationalités, vivent à Plougasnou. Ils sont logés gratuitement en échange de travaux sur la propriété. Contactés, les propriétaires ne souhaitent pas être nommés, mais confirment la présence de la communauté. « Ils aident à entretenir la propriété », disent-ils. Une dizaine de personnes, des fidèles, viendraient régulièrement assister à des célébrations, dans un lieu privé, qui ne dépend pas de l’Église catholique ». Et tente le procès en hérésie : « [le père Jacques de Saint Joseph] remet en cause le dialogue interreligieux, la féminisation de l’Église, et redoute les effets des migrations de populations. Ses propos se teintent parfois de complotisme, lorsqu’il indique « il y a un plan international de tuer la France, l’Europe, la religion chrétienne et de mettre en place un nouvel ordre qui n’est pas du tout chrétien ».
Mais pour le bûcher il faudra attendre – ce ne serait pas très bio et les moines brésiliens n'ont rien fait d'illégal : « Contactée, la gendarmerie indique qu’elle n’a aucune procédure en cours à l’encontre de cette communauté. Le parquet, de son côté, déclare ne pas avoir été sollicité ». La Miviludes est appelée à la rescousse de la chasse aux sorcières, pour un signalement d'une famille d'une religieuse en novembre dernier, mais le journal oublie opportunément de préciser qu'elle va cesser ses fonctions à l'automne, son budget étant supprimé dans le cadre des mesures d'économie...
Le curé de Morlaix : obéissance ! autorité ! soumission à la hiérarchie ! demande d’autorisation ! « C'est leur présence dans le Finistère qui est problématique »
Quant au Télégramme, il a carrément laissé la possibilité au curé de Morlaix – celui-là même qui annone toujours la messe traditionnelle, un an après – de dire tout, absolument tout ce qu'il voulait. Et c'est un festival. Non pas du bout du monde, comme à Crozon, mais du bout de la lorgnette et du cléricalisme.
« Le curé affectataire de l’église a la responsabilité totale des actes de culte. Les personnes étrangères à la paroisse doivent demander l’autorisation de pratiquer des cérémonies, ce qu’ils n’ont pas fait. J’ai décidé, en accord avec l’évêché, de porter plainte au tribunal de Brest, tout en ayant informé la gendarmerie et toutes les personnes concernées », affirme ainsi le curé de Morlaix, Jean-Michel Moysan, qui s'est visiblement cru transporté sous Napoléon III.
Et d'affirmer, dans un esprit qui tranche quelque peu avec l'accueil inconditionnel des migrants, que « ce n’est pas leur idéologie qui est problématique. C’est plus leur présence dans le Finistère. Ils auraient dû, s’ils étaient véritablement dans l’Église catholique, demander l’autorisation de s’y implanter à l’évêque. C’est, ici, une forme de clandestinité ecclésiastique. Il y a un certain sentiment d’impunité et d’opposition à la hiérarchie de l’Église ».
Passablement gonflé dans un département qui a été très résistant – surtout le Trégor rouge – et dont une des communes, l'ile de Sein, est l'une des cinq de France à être compagnon de la Libération et la seule à avoir eu plus de morts au champ d'honneur lors de la Seconde guerre mondiale que de la première. Du reste à l'île de Sein, sous l'épiscopat de Mgr Dognin, il n'y a plus de curé en poste, et les religieuses implantées depuis près d'un siècle sont parties – en 2016.
Après ce feu d'artifice de la part du curé de Morlaix, le Télégramme est allé à Plougasnou voir ces moines brésiliens. Et le moins qu'on puisse dire, c'est que la mesure du père Jacques de saint Joseph, quelles que soient ses positions et sa situation canoniques, passe mieux que la chasse aux sorcières – enfin aux moines sorciers – du curé de Morlaix et de son évêque : « Huit frères, majoritairement brésiliens, se succèdent auprès du buffet, après le bénédicité. Les six sœurs, elles, mangent et vivent de leur côté. Deux Français résident dans la communauté, un homme et une femme.
Au fond de la pièce, le père de la communauté déjeune seul, sur sa propre table. Il se présente : Christian Montandon, alias « père Jacques de Saint- Joseph », ou « Pai Tiago de São Jose », en portugais. Dans un français à l’accent lusitanien prononcé, il explique être « né en 1975, à Macapa, au Brésil », sur les rives de l’estuaire de l’Amazone. Selon des documents de l’Église brésilienne, qu’il nous a présentés, son identité complète est Christian Augusto Spinola Montandon.
Ordonné prêtre au Brésil, dans les années 2000, ce moine carme (ordre religieux catholique contemplatif fondé il y a plus de 800 ans) se pliait alors aux exigences de l’Église. Mais, avec la vision progressiste du pape François, la rupture avec l’institution, déjà entamée, est consommée.
« Une nouvelle société s’est créée et cherche à imposer un nouvel ordre, une façon différente de voir le monde qui ne correspond pas à l’Évangile », estime Christian Montandon ».
Voilà qui est clair. L'impression globalement favorable est renforcée par le témoignage de la mairesse : « Nathalie Bernard, la maire de Plougasnou, évoque une communauté discrète, qui ne fait pas de vagues. « Ils vont se baigner, ils vont au marché, aux Restos du cœur... Ils ne sont pas à l’écart du monde, indique-t-elle. Ils avaient demandé à me rencontrer mais ne sont jamais venus aux rendez-vous. »
Le troisième journal breton – Breizh Info, conservateur et indépendant – s'interroge quant à cette poussée de fièvre de l'évêque de Quimper et du curé de Morlaix contre les moines brésiliens :
« Pourquoi cette virulence à l’encontre de quelques moines discrets, vivant de manière ascétique, priant, travaillant et entretenant une propriété sans bruit ? Pourquoi cette dénonciation publique auprès de la justice civile plutôt qu’un règlement fraternel, à l’intérieur même du monde catholique ? […] depuis quand l’Église, qui se veut maison de miséricorde, dénonce-t-elle ses fidèles à l’État pour des désaccords doctrinaux ? À quel moment une dispute interne devient-elle matière à intervention de la justice civile ? »
D'ailleurs, les moines brésiliens aussi s'interrogent : « dans une vidéo diffusée sur leurs canaux YouTube, les moines de Plougasnou ont tenu à se défendre. Ils rappellent que les églises du Finistère, désertées par les fidèles, accueillent régulièrement des expositions artistiques profanes, des concerts de musique païenne, voire des manifestations culturelles sans lien aucun avec la foi catholique. « Pourquoi tolérer des installations d’art contemporain ou des performances absurdes dans des sanctuaires vides, et hurler lorsque quelques fidèles demandent une messe selon le rite ancien ? », s’interroge l’un d’eux. Leur message est clair : ils ne cherchent ni conflit, ni reconnaissance officielle, mais simplement à vivre leur foi dans la tradition. Un crime devenu impardonnable pour certains dans l’Église contemporaine ».
Breizh Info conclut : « Ces moines n’ont ni fraudé, ni escroqué, ni commis le moindre acte de violence. Leur présence dérange, non pour ce qu’ils font, mais pour ce qu’ils représentent : un retour à une foi rigoureuse, hiérarchique, virile, et fermement catholique. D’un côté, une hiérarchie diocésaine souvent plus prompte à dialoguer avec l’islam qu’avec ses propres brebis traditionalistes. De l’autre, des communautés ferventes, désireuses de vivre leur foi dans la continuité de la Tradition, mais régulièrement traitées comme des intrus, voire des ennemis ».
Comme ces dealers qui dénoncent la concurrence aux forces de l'ordre, dans l'espoir qu'elles nettoient le marché…
Un liseur du Forum Catholique, réagissant à cette plainte, rappelle que « les archives du diocèse de Quimper concernant 26 prêtres auteurs d'abus ont été purgées » au début des années 2000.
Et que ledit diocèse se retrouve néanmoins confronté à une brassée d'affaires d'abus et de violences enterrées depuis des lustres, à mesure que la parole se libère - « outre les affaires du Relecq Kerhuon (85 victimes de violences), Loctudy (frères de St Gabriel) et Charles de Foucauld à Brest », qui étaient déjà connues, d'autres sont apparues comme le « Lykes (13 victimes connues fin 2021), le collège Saint-Joseph de Landerneau (violences), l'ex curé de Châteaulin (abus), le collège du Kreisker à Saint-Pol de Léon (agressions sexuelles et violences)... on comprend très bien que la population locale leur fasse plus confiance qu'aux curés diocésains, justement parce qu'ils ne sont pas diocésains ».
En dégageant des prêtres traditionnels sous contrôle, qui reconnaissaient Rome et leur évêque, et en étant rigoureusement incapable d'organiser un service équivalent, avec des messes de semaine, catéchisme correspondant à la messe et sacrements, le diocèse de Quimper a laissé le champ libre aux alternatives – FSSPX, non una cum, et d'autres. Du coup, il ne contrôle plus rien, et ne peut que s'étaler en vaines dénonciations, un peu comme ces dealers qui dénoncent la concurrence aux forces de l'ordre, dans l'espoir qu'elles nettoient le marché.
Du point de vue légal, rien ne peut être reproché aux moines brésiliens, qui ne cachent pas leurs options théologiques, vivent et laissent braire le curé de Morlaix. Du point de vue religieux, il est pour le moins étrange qu'un évêque reproche à des moines de célébrer une messe dans une église. Auraient-t-ils du y tourner un album de rap pour gagner les bonnes grâces de Mgr Dognin ?
Quant aux propos pleins de haine dans la presse locale, ils vont donner de la publicité inespérée aux moines brésiliens. Vu le coût de l'insertion publicitaire dans les pages d'Ouest France et du Télégramme, c'est un cadeau de prix que Mgr Dognin vient d'offrir aux carmes brésiliens de Plougasnou.
Un autre évêque s'y était déjà cassé les dents – Mgr Scherrer, évêque de Laval et persécuteur des sœurs de Saint-Aignan de la Roë, avait un jour de mars 2022 décidé d'alerter contre l'abbé Salenave, de la Résistance, qui s'était installé dans la même localité peu avant la pandémie. L'article dans le Maine Libre, puis la réponse, avaient doublé l'assistance de la messe de l'abbé Salenave. Un an plus tard, la crosse basse et la mitre pliée, Mgr Scherrer quittait piteusement Laval pour Perpignan. L'abbé Salenave, lui, est toujours à Saint-Aignan de la Roë et a fini d'aménager sa chapelle.




